Michel Sardou met les choses au clair. Invité ce matin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, le chanteur français s’était attiré de vives critiques suite à ses propos dansLe Figaro. Rappel des faits. S’il disait regretter de ne pas avoir signé la pétition lancée par des artistes, et se désolait du sort des réfugiés, il déplorait ce qu’il appelait “une invasion passive” orchestrée par Daech. “C’est calculé, je suis sûr que derrière, ces salauds de l’Etat islamique ont prévu de nous étouffer. S’ils n’avaient pas voulu qu’ils s’en aillent ils les auraient massacrés mais ce qu’ils veulent c’est bien étouffer l’Europe, la foutre dans la merde.”

“Le problème, c’est qu’on ne peut pas les garder”

De là à voter pour le parti de Marine Le Pen aux prochaines élections ? “Je n’ai jamais voté, et ne voterai jamais pour le FN à cause de son côté renfermé sur soi-même”, a répondu ce matin le chanteur à Jean-Jacques Bourdin. Ce qui ne l’a pas empêché de réitérer ses propos. “J’ai l’impression que tout ça est voulu, c’est une stratégie globale” de Daech qui laisse partir les réfugiés pour “étouffer l’Europe”, a-t-il lancé. “Mais ces gens-là, il faut les recevoir, ce n’est pas possible de les laisser dehors. Ce n’est pas possible qu’on laisse un bateau de pêche, un chalutier, qu’on tire dessus, qu’on le coule avec des femmes et des enfants à bord.”

Déplorant le manque de réaction de l’Union européenne – “mais elle est où l’Europe ? Les Français vont se battre tout seul contre ces types-là [Daech] ?” –, il poursuit : “Il faut accueillir, tant qu’à faire. Evidemment que dedans, il doit y avoir des éléments méchants, peut-être, mais quand vous voyez ces gens qui cherchent des bus en Croatie, qui passent pas le grand nord pour aller dans les pays nordiques, bien sûr qu’il faut les accueillir. Mais le problème, c’est qu’on ne peut pas les garder. Combien de temps ? Avec quoi ? On n’a pas les moyens…”