Kendrick Lamar : l’autre West Coast

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Trois ans après « Good Kid Maad City », qui l’a fait passer du rang de rookie à celui de superstar du rap, le Californien Kendrick Lamar dégainait en mars « To Pimp A Butterfly », un disque rentré, secoué de questions intimes. Affalé dans le canapé d’un club parisien, il interroge sa célébrité, son improbable statut de leader pour la communauté noire et sa capacité à endosser ce rôle en dépit de ses propres failles.

En 2012, on rencontrait Kendrick Lamar dans un hôtel bas de gamme du quartier parisien de Bastille. Inconnu, le rappeur californien répondait aux questions des rares journalistes qui avaient saisi ce qui se jouait alors : surgi des ruelles de Compton, un ghetto de Los Angeles célèbre pour avoir vu naître les plus sinistres héros du gangsta rap (Dr Dre, Eazy E, Ice Cube, CMW…), Kendrick Lamar faisait tâche dans le rap game local mais promettait beaucoup.

Natif de Compton mais seul rappeur local a ne pas verser dans le gangsta rap, il s’apprêtait à dégainer Good Kid Maad City, un second album sidérant de justesse bien qu’évoluant à des lieues du catéchisme armé de ses voisins de quartier :

“En un sens, ce disque parlait de l’influence que les autres n’ont pas eu sur moi, explique-t-il aujourd’hui. La plupart de mes potes sont des gangsters. Certains font du gangsta rap mais d’autres sont juste des bandits. Ce sont mes meilleurs amis mais il se trouve que je n’ai pas avancé de la même manière qu’eux”.

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