Le FC Barcelone traverse une phase compliquée sur le plan juridique. Impliqué dans plusieurs affaires à retentissement médiatique majeur, dont l’une d’elles – à propos du transfert de plusieurs joueurs mineurs – l’interdit même de procéder à tout recrutement jusqu’en janvier 2016, le club catalan a reconnu son erreur même s’il critique la lourde sanction dont il a écopé. Une autre de ces affaires qui plombe le capital sympathie et éthique du club, c’est le transfert de Neymar durant l’été 2013. Après avoir conduit à la démission du président, Sandro Rosell, et au responsable du recrutement, Andoni Zubizarreta, d’alors, les Blaugranas continuent de clamer leur bonne foi dans ce dossier.

Tandis que la pression de la justice ne faiblit pas, et que d’autres têtes pourraient tomber suivant la tournure que prennent les investigations en cours, l’affaire vient de prendre un nouveau tournant. Après les clubs, leurs dirigeants et plusieurs intermédiaires, y compris dans l’entourage du joueur, c’est à présent Neymar lui-même qui va être amené à s’expliquer sur son propre transfert. La télévision privée catalane 8tv affirme en effet que l’attaquant du Barça a été convoqué par les autorités brésiliennes suite à la demande du groupe DIS, qui détient 40% des droits du joueur.

Le fonds d’investissement affirme qu’il n’aurait pas perçu la somme correspondante eu égard aux chiffres présentés par Josep Maria Bartomeu, soit un transfert de 94,8 M€ au lieu des 57,1 M€ martelés dans un premier temps. Des chiffres que le président blaugrana a encore réaffirmé devant le juge Pablo Ruz vendredi dernier, niant toute implication et donc tout délit fiscal dans ce dossier, qui concernait à l’époque l’ex-patron Sandro Rosell. Si cette audience à venir, dont la date n’a pas encore été communiquée, reste dans un premier temps anodine, ce dossier a déjà prouvé à de nombreuses reprises sa capacité à dépasser bien largement le strict cadre du football.