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Grenoble bannit la publicité de ses rues

on November 24, 2014

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La municipalité écologiste de Grenoble a décidé de ne pas renouveler son contrat avec le groupe d’affichage et de mobilier urbain JCDecaux. Cette annonce, qui était une promesse de campagne du maire, Eric Piolle, est « une première européenne pour une grande ville », explique la mairie :

« La municipalité fait le choix de libérer l’espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d’expression publique et ne lance pas de nouvel appel d’offre pour de l’affichage publicitaire. »
Le démontage durera quatre mois. Au total 326 panneaux vont ainsi disparaître de l’espace public, dont 227 « sucettes », 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2 051 mètres carré d’espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l’immédiat, le contrat signé entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l’agglomération grenobloise ne prenant fin qu’en 2019.

A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter « une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps ».

Lire le portrait (édition abonnés) : Eric Piolle, l’écologiste iconoclaste qui a ravi Grenoble

DES NIVEAUX DE REVENUS CONTESTÉS

A partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux pour « convenir avec eux des meilleurs lieux d’implantation du futur dispositif » qui sera consacré à l’affichage libre, culturel et municipal.

Ces nouveaux affichages seront de dimension plus petites « non plus à la seule attention des automobilistes, mais aussi à celle des piétons », indique Lucille Lheureux, adjointe en charge des espaces publics de Grenoble.

Avec la fin de ce contrat, « la ville se prive de 6 millions de redevance sur dix ans », soit 600 000 euros par an, regrette le directeur stratégie, études et marketing de JCDecaux, Albert Asseraf. « Et elle prive aussi ses habitants d’un service d’information, puisque la moitié des panneaux servait à de l’affichage de la municipalité », ajoute-t-il.

Des chiffres toutefois contestés par la mairie de Grenoble :

« En raison de l’effondrement des recettes publicitaires traditionnelles, avec la concurrence notamment d’Internet, la redevance à laquelle on pouvait s’attendre, en cas de nouveau contrat, n’était que de 150 000 euros et non plus de 600 000 euros comme c’était le cas entre 2004 et 2014. »
Le manque à gagner pour les caisses municipales sera quant à lui « très largement compensé par les économies déjà réalisées sur le budget protocole ». « Rien qu’entre 2013 et 2014, la ville a en effet réduit son budget réalisé de plus de 190 000 euros », assure le dossier de presse.

Sao Paulo, au Brésil, est la seule grande ville à avoir franchi le pas en 2007, en décidant d’interdire la publicité omniprésente et intempestive sur ses murs. Elle est revenue sur cette décision en 2012, signant un contrat, avec encore JCDecaux, pour la mise en place de 1 000 horloges qui doivent donner aux citadins l’heure, la température, la qualité de l’air et des informations municipales.

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One response to “Grenoble bannit la publicité de ses rues

  1. inavukic says:

    Hm, font colour is too dark for the background, hard to read so I needed to highlight it in order to read 🙂

    Like

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