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La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, lors d’une conférence de presse à Rio, le 23 octobre. La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, abordera le second tour de l’élection présidentielle, dimanche 26 octobre, en position de force. Selon deux sondages publiés jeudi, la représentante du Parti des travailleurs (PT) s’est détachée dans la dernière ligne droite, creusant six à huit points d’écart sur son rival de centre-droit Aécio Neves, candidat du Parti social-démocrate brésilien (PSDB). Lire le décryptage des Décodeurs : Le bilan économique de Dilma Rousseff résumé en 3 graphiques Selon ces dernières études, Dilma Rousseff emporterait le scrutin avec 53 % contre 47 % pour M. Neves (sondage Datafolha) ou à 54 % contre 46 % (sondage Ibope), s’extirpant de la zone de marge d’erreur de 2 %. ATTAQUES FRONTALES La rivalité entre le candidat du « changement » et celle de la « continuité » a donné lieu à une campagne d’une virulence jamais atteinte depuis 1989, date de la première élection organisée au sortir de la dictature militaire. Mme Rousseff s’est frontalement attaquée à M. Neves, un économiste de 54 ans, pur produit des élites, qu’elle a accusé de « népotisme », allant jusqu’à suggérer qu’il conduisait « ivre ou drogué ». En guise de contre-attaque, Neves a taxé la présidente de « menteuse » et l’a déclarée « inconsistante », incapable de relancer l’économie en panne du Brésil et de contenir une inflation en surchauffe (6,75 %). Lire le portrait (en édition abonnés) : Aécio Neves, l’héritier qui défie Dilma Rousseff LE VOTE DÉCISIF DES CLASSES MOYENNES Dimanche, les plus démunis et les régions les plus pauvres du Nord-Est devraient choisir la candidate de gauche, reconnaissants de ses programmes sociaux. Les couches les plus aisées, en revanche, veulent en finir avec le règne d’un PT miné par les affaires de corruption. Et avec Dilma Rousseff, qu’ils jugent responsable du ralentissement économique du pays, entré en récession au premier semestre. Lire (en édition abonnés) : Brésil : le silence de la rue La bataille se joue donc au sein de la classe moyenne intermédiaire du sud-est industrialisé, qui s’était révoltée en juin 2013 contre la corruption et l’indigence des services publics. Elle est partagée entre fidélité aux conquêtes des années Lula et insatisfaction envers l’actuel gouvernement. Mais c’est dans ses rangs que Dilma Rousseff a récupéré le plus de points ces derniers jours dans les sondages.

on October 24, 2014
La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, lors d'une conférence de presse à Rio, le 23 octobre.

La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, abordera le second tour de l’élection présidentielle, dimanche 26 octobre, en position de force. Selon deux sondages publiés jeudi, la représentante du Parti des travailleurs (PT) s’est détachée dans la dernière ligne droite, creusant six à huit points d’écart sur son rival de centre-droit Aécio Neves, candidat du Parti social-démocrate brésilien (PSDB).

Lire le décryptage des Décodeurs : Le bilan économique de Dilma Rousseff résumé en 3 graphiques

Selon ces dernières études, Dilma Rousseff emporterait le scrutin avec 53 % contre 47 % pour M. Neves (sondage Datafolha) ou à 54 % contre 46 % (sondage Ibope), s’extirpant de la zone de marge d’erreur de 2 %.

ATTAQUES FRONTALES

La rivalité entre le candidat du « changement » et celle de la « continuité » a donné lieu à une campagne d’une virulence jamais atteinte depuis 1989, date de la première élection organisée au sortir de la dictature militaire. MmeRousseff s’est frontalement attaquée à M. Neves, un économiste de 54 ans, pur produit des élites, qu’elle a accusé de « népotisme », allant jusqu’à suggérerqu’il conduisait « ivre ou drogué ».

En guise de contre-attaque, Neves a taxé la présidente de « menteuse » et l’a déclarée « inconsistante », incapable de relancer l’économie en panne du Brésilet de contenir une inflation en surchauffe (6,75 %).

Lire le portrait (en édition abonnés) : Aécio Neves, l’héritier qui défie Dilma Rousseff

LE VOTE DÉCISIF DES CLASSES MOYENNES

Dimanche, les plus démunis et les régions les plus pauvres du Nord-Est devraient choisir la candidate de gauche, reconnaissants de ses programmes sociaux. Les couches les plus aisées, en revanche, veulent en finir avec le règne d’un PT miné par les affaires de corruption. Et avec Dilma Rousseff, qu’ils jugent responsable du ralentissement économique du pays, entré en récession au premier semestre.

Lire (en édition abonnés) : Brésil : le silence de la rue

La bataille se joue donc au sein de la classe moyenne intermédiaire du sud-est industrialisé, qui s’était révoltée en juin 2013 contre la corruption et l’indigence des services publics. Elle est partagée entre fidélité aux conquêtes des années Lula et insatisfaction envers l’actuel gouvernement. Mais c’est dans ses rangs que Dilma Rousseff a récupéré le plus de points ces derniers jours dans les sondages.

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